Ni GUSR, ni PS : cap sur l'autonomie
Interrogé d'entrée sur son ancrage politique face aux grands blocs traditionnels de l'archipel, Sylvain Keeter a réaffirmé son indépendance sous la bannière exclusive de son mouvement « Mieux réussir le Gosier ». Courtisé de toutes parts après son score historique aux municipales, il a balayé avec humour toute idée de ralliement immédiat aux écuries politiques existantes.
L'eau et la CARL : une parole libérée Le conseiller municipal a clarifié sa situation professionnelle au sein de la Communauté d’Agglomération de la Riviera du Levant (CARL). Après un arbitrage du tribunal administratif qui lui a donné raison, il confirme qu'il n'est plus agent de la collectivité. Cette transition cruciale libère sa parole politique. Il en profite pour dénoncer un manque de cohérence dans l'action intercommunale et regrette le manque de débats dédiés aux compétences majeures. Sur le dossier brûlant de l'eau, il se dit « à moitié satisfait » du récent Congrès de l'Eau. S'il y voit un signal d'espoir et salue la nouvelle gouvernance du SMGEAG, il invite les usagers à « kembé fò » tant que les solutions concrètes ne coulent pas encore aux robinets.
Débat institutionnel : dépasser les clivages par le projet
Face au dilemme classique opposant la prudence d'Ary Chalus à la hâte de Guy Losbar sur l'évolution institutionnelle, Sylvain Keeter refuse de trancher. Qualifiant ces deux voies de « chemins de peur », il appelle la nouvelle génération politique à se définir par un projet pragmatique. Selon lui, l'avenir de la Guadeloupe passe par l'exploitation intelligente de ses propres ressources (eau, énergie, sport, et même la valorisation des sargasses), en écho au modèle de différenciation économique que défendait déjà Paul Valentino en 1946.
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