Un point stratégique sur la route du trafic international
Situés au croisement des routes maritimes reliant l'Amérique du Sud et centrale au continent européen, les ports de la Caraïbe française — et particulièrement celui de la Guadeloupe — constituent des zones ciblées par les narcotrafiquants. Face au risque d'exportation de stupéfiants, notamment de cocaïne dissimulée dans les conteneurs, les autorités réorganisent leur réponse globale.
Une alliance tripartite entre l'État, la Gendarmerie et le Port
L'officialisation de ce nouveau dispositif s'est concrétisée par la signature d'une convention entre le Préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, le Directeur Général de Guadeloupe Port Caraïbes, Jean-Pierre Chalus, et le commandement de la Gendarmerie.
Jusqu'alors assurée au quotidien par des sociétés de sécurité privée dans le cadre des exigences ISPS, complétée par les actions de la douane et de la police, la sûreté du site franchit un nouveau cap. Les gendarmes disposeront désormais d'une présence permanente et de capacités d'intervention directe au cœur même du domaine portuaire.
Complémentarité des moyens et protection des acteurs économiques
Cette présence renforcée s'articule avec les outils logistiques et technologiques déjà opérationnels, à l'image du scanner mobile de conteneurs de la douane. Comme l'a précisé le préfet Thierry Devimeux, la démarche s'inspire de la sécurisation des sites nationaux sensibles (tels que les centrales nucléaires), surveillés de l'intérieur par des forces de gendarmerie spécialisées.
Au-delà de la lutte contre les trafics, l'objectif est aussi de préserver le tissu économique local. Dockers, transporteurs, marins et armateurs font régulièrement face à des tentatives d'intimidation ou de cooptation par les réseaux illicites. La présence visible des forces de l'ordre vise à sécuriser leur environnement de travail quotidien et à garantir l'attractivité ainsi que la fluidité des échanges commerciaux de l'archipel.
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