Refuser la fatalité face à l'insécurité
La tragédie du 30 juin a laissé un territoire blessé et une population en quête de réponses. Au-delà du choc et de la douleur légitime de ses administrés, Jean-Philippe Courtois a choisi de poser un diagnostic clair sur les maux qui touchent la Guadeloupe. Évoquant les flux maritimes qui déchargent quotidiennement armes, drogue et clandestinité, le maire refuse que la violence devienne une fatalité avec laquelle les citoyens devraient apprendre à composer.
« Il y en a marre de savoir que notre territoire est aujourd'hui l'un des plus dangereux de France (...) et que nous n'ayons pas une réaction forte », insiste l'édile, soulignant l'urgence de briser ce cycle criminel.
Faire du bruit pour être enfin entendu
La particularité de la mobilisation de ce samedi réside dans une rupture nette avec les codes habituels : cette marche blanche ne sera pas silencieuse.
Pour Jean-Philippe Courtois, le silence ne porte plus ses fruits. L'objectif affiché est de faire du bruit pour interpeller directement et fermement l'État sur ses compétences régaliennes de sécurité. La municipalité réclame un renforcement immédiat des moyens humains et matériels afin de protéger efficacement la population et de sanctuariser le territoire.
Le parcours débutera devant l'hôtel de ville avant de se diriger vers le lieu du drame. Sur place, un moment important de communion, de recueillement et d'hommage aux victimes collatérales et innocentes sera organisé, associant l'ensemble des communautés religieuses de la commune.
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