Baron du Nord Basse Terre !


credit photo ville de Sainte-Rose
Baron le nouveau patron
Le paysage politique du Nord Basse-Terre se redessine en profondeur. Ce renouvellement s'incarne par l'arrivée de nouveaux visages à la table communautaire, à l'instar de Jean-Luc Edom fraîchement élu à Goyave ou d'Alphonse Guillaume à Deshaies. C'est dans ce contexte de mutation territoriale que les délégués communautaires se sont réunis ce matin.
Après avoir écrasé la concurrence lors des municipales de mars 2026 avec un score vertigineux de 87,20 % des suffrages à Sainte-Rose, Adrien Baron a transformé l’essai. Les représentants des communes membres l'ont porté à la présidence de la CANBT à l'unanimité. Ce résultat ne relève pas du hasard ; il couronne une stratégie de rassemblement méthodique débutée dès 2022. En quatre ans, le "Baron du Nord Basse Terre" semble réussir le pari de pacifier un territoire autrefois morcelé par les guerres de clochers.
Les forces en présence : Une nouvelle donne ?
L'élection du bureau communautaire a réservé une configuration riche en enseignements. L'élection de Guy Losbar au poste de 1er vice-président interroge : quel signal envoyer avec le maintien à un poste clé d'un élu qui n'est plus maire, mais qui présidait l'institution jusqu'alors ? Pour les observateurs qui se souviennent de la bataille de 2020 pour la présidence de la CANBT, le contraste est frappant.
Cette architecture soulève des questions sur la "méthode Baron" : s'agit-il d'une transition en douceur ou d'une réelle rupture dans la gouvernance ? Le nouveau président semble vouloir concilier l'expérience des anciens et l'élan des nouveaux édiles pour garantir la stabilité de l'institution.
L’Impact Local : Un tournant pour le quotidien ?
Pour les citoyens de Goyave à Pointe-Noire, l'attente est immense. Une agglomération a pour mission de mettre en commun des moyens pour des compétences cruciales. Faut-il les rappeler ? Transport, déchets, développement économique, et surtout, l'eau et l'assainissement.
Quand on connaît l'état critique de ces services sur ce vaste territoire, ormis peut etre sur les dechets, l'interrogation est légitime : la nouvelle gouvernance pourra-t-elle enfin résoudre les crises structurelles ? Adrien Baron prône une « Intelligence collective et communautaire » pour répondre aux besoins sociaux du territoire.
Pour le nouveau président, l'engagement est clair : « L'esprit communautaire ne se décrète pas, il doit se prouver ». Les administrés, las des coupures d'eau et du transport peu efficace, attendent désormais que cette preuve se matérialise concrètement dans leur vie de tous les jours.
Baron au-delà des frontières du Nord Basse Terre ?
Dans son discours d'investiture, il a lancé une proposition audacieuse : la création d'une « Conférence des agglos de Guadeloupe ». L'objectif est limpide : harmoniser les politiques publiques à l'échelle de l'archipel pour éviter une concurrence stérile entre les territoires.
Cette stature de rassembleur dépasse désormais le cadre local. Devons-nous compter sur Adrien Baron pour les élections régionales de 2028 ? En citant Georges Clemenceau, il semble avoir déjà tracé sa route : « Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire ».
Le message adressé aux Guadeloupéens est sans équivoque : « Vous pouvez compter sur moi pour aller vers l'excellence ». Le rendez-vous est pris.
Glossaire pour comprendre les enjeux
•* EPCI : Structure regroupant plusieurs communes (comme la CANBT) pour exercer des compétences en commun. * CANBT : Communauté d'Agglomération du Nord Basse-Terre.















